28.12.2006

Mieux vaut être journaliste pour être pris en otage.

L'une des forces de la France est d'être pérsente et représentée partout dans le monde ce qui a pour corollaire d'augmenter le risque d'enlèvement d'un resortissant. Face à ces situations, le Quai d'Orsay devient l'interlocuteur privilégié des ravisseurs et, en lien avec les missions diplomatiques locales, négocie la libération. La politique en la matière du refus de payer toute rançon est louable et doit être maintenue. Mieux vaut un arrangement que réinjecter un peu plus d'argent dans les trafics mafieux.

Au dela de cette position idéologique, il faut s'intérresser à la qualité des personnes enlevées et séquestrées. Là, force est de constater que tous les français ne sont pas égaux et que les citoyens n'ont pas la même valeur. La denière libération en date le montre bien. Qui savait que Christophe Beck a été enlevé il y a six mois ? Personne !!! et pour cause, il n'est pas journaliste ; ou plutot ce n'est pas un journaliste re-connu. Sinon, nous aurions été pris en otage comme dans l'affaire Chesneau - Malbrunot ou Aubenas. D'ailleurs, qui se soucis de Fred Nérac.

S'il ne s'agit pas des mêmes conditions, ni des mêmes enjeux, il reste regrettable que le Ministère des Affaires Etrangères n'agisse pas de la même manière sous prétexte que certains bénéficient de relais chez les faiseurs d'opinions.

20.12.2006

L'Europe dit non, c'est bien !

Enfin, l'Europe s'affirme ! c'est bien et pas trop tôt. Nain politique en raison de sa disparité, faible économiquement par un Euro trop fort et l'absence de barrière à l'entrée de son marché, l'Europe se cherche. Le plébiscite raté du 29 mai est passé par là, la tentative de relancer le processus constitutionnel aussi. L'Europe a désormais une ligne définie.

 

Dans la même semaine, Bruxelles s'est opposée tant à la Turquie qu'aux candidats à l'intégration. C'est un geste fort ! Une véritable rupture avec la fuite en avant de ces 20 dernières années. Il était temps de montrer à Ankara que l'Europe est unie : défier un de ses membres n'est pas envisageable pour intégrer le bloc. Il est probable que Chypre a trouvé que cette position s'était fait attendre mais bon... Et puis, quelle décision ! Défendre ses propres intérets, il fallait oser et personne n'y croyait plus. D'ailleurs, l'optimisme s'étiole, l'europe sceptisime enfle. Dommage, décevant. Ce mastodonte qui a cru trop vite, laissant les citoyens sur le côté et leur demandant un blanc seing est obligé de se remettre en question, et c'est bien !

 

medium_union_europeenne.2.gifPrés de 450 000 000 d'habitants dans l'Union, bientôt le double des Etats-Unis, et pas de projet défini ni de cadre prévu. Enfin une pause. Alors que le projet de Constitution offrait la possibilité d'une fuite en avant en inscrivant dans le marbre ce qui l'est déja mais si peu connu, le réalisme a pris le pas. L'élargissement programmé de l'UE est soumis à la réforme des institutions. De grâce, puisse-t-il être un peu plus réfléchi qu'à Nice, c'est à dire fondé sur d'aures arguments que des subventions pour l'Espagne. Pour une fois que l’UE est en phase avec les européens, et que ses décisions vont dans le même sens ; il ne s’agit pas bien entendu des décisions de la Cour de Justice, dénuées de sens trop souvent. En effet, les habitants de cette grande région plébiscitent l’arret de l’élargissement (Le Figaro, 18/12/2006), sont sceptiques mais seraient prêt à ratifier le traité… ca n’a pas de sens, la Commission non plus.

 

Profittons de la pause pour se donner une définition et un but. Envisager des institutions fortes de leur représentativité, une politique recentrée sur l’intérêt général. Aucun pays ne peut aujourd’hui bénéficier de l’appel d’air comme a su le faire l’Espagne qui est désormais incontournable. Prenons le temps de réfléchir et de consolider, cela va dans le sens même de l’Union.

13.12.2006

MAM, la chiraquienne, favorable à la division de la droite

C'est difficile de se faire une raison, mais on en prend la route. Depuis le temps que la rumeur enfle, il fallait s'y attendre. Ca se précise, le tout sauf Sarkozy est en marche.


La technique de MAM est lamentable. Refusant de se déclarer ou non candidate à l'investiture de l'UMP, elle s'agite dans l'ombre et dans les médias. Ce refus de débattre, sous prétexte qu'il n'y en a pas ou qu'ils sont faussés est à l'image de la carrière de Chirac : peser sur le parti pour faire perdre un adversaire en attendant son heure. La dernière chiraquienne s’affirme comme l’héritière ; à nouveau puisqu’elle avait déjà hérité du RPR. Le problème en politique c’est que rien n’est acquis. D’ailleurs, il y a un autre héritier. Ou plusieurs. Mais aucun d’eux n’a le courage d’aller débattre avec Sarkozy. Villepin le premier. Douste attend son heure.

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La stratégie d’Alliot-Marie est risquée ! En fait non, ca dépend du but... Si c’est obtenir l’investiture, elle n’a jamais été en position de le faire. Si c’est faire perdre la droite, alors c’est bien parti ! Discréditer le Président de l’UMP en son sein, indiquer à l’opinion qu’il n’y a pas moyen de débattre avec lui puisqu’il est autoritaire… bref émietter les intentions de vote au premier tour et diviser la droite. Pour apparaître en sauveur ?


Pas sûr ! L’ombre du Château est sur elle ! Peut-être est-ce pour cela que le monarque attend le premier trimestre pour se prononcer. On ne peut que fustiger une fois de plus ceux qui mettent leurs carrières avant l’intêt commun et qui préfèreraient perdre en 2007 pour reconstruire dans l'hpothétique but de gagner en 2012, préférant 5 années à l’encontre de leurs convictions plutôt que d’obéir au favori du peuple. Quel sens de la démocratie !

04.12.2006

Une entrée en campagne proche du peuple !

Il avait prévenu que nous serions surpris, promesse tenue ! Nonobstant une certaine presse réactionnaire de gauche, la surprise a été efficace car elle a portée. Grace à une déclaration loin d’une conférence de presse programmée place Beauvau ou rue de la Boëtie, loin des plateaux de télévision, loin d’un meeting trop  préparé. Evité le piège si évident et attendu si logiquement en provenance d’un député-maire de Neuilly, ministre si distant.

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Le défi n’était pas simple avec une problématique à l’opposé de l’acte : comment faire croire qu’il entre en candidature ? Faire de cet acte attendu, un acte fondateur. Toucher tout les électeurs en étant proche d’eux sans faux-semblants. Ca a marché ! Hollande a même était contraint d’affirmer « qu’il s’agit d’un non événement » ! Et il a bien raison. Cependant, certains ont été surpris du soin apporté à cette déclaration d’intention.

 

Aller chercher les français chez eux, dans leur quotidien par la presse régionale, voila un véritable tour de force. Ne trop en faire comme Chirac en 94 et Jospin en 2002, il fallait qu’il soit lui-même ; il l’a été. Enchainer par une émission de trois heures sur France télévision. Bravo. Fini l’autoritarisme et l’arrogance tant reprochés, il avait même l’air un peu gêné dans son face à face avec Arlette Chabot.

 

Espérons qu’il y aura d’autres candidats au sein de l’UMP pour que tout le travail effectué ces dernières années en faveur de la démocratie interne porte ses fruits. Car ceux qui seront candidats en dehors du parti porteront une lourde responsabilité que les électeurs ne pardonneront pas en cas d’échec, le fossé avec le peuple est déjà immense. Monsieur Sarkozy a réussi son entrée en matière, reste à sortir rassemblé de la primaire.

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