31.01.2007
Il faut des class action !
Il ne faut pas être socialiste pour comprendre que quand le législateur écarte une action juridique vers les entreprises, ce sont les consommateurs qui sont lésés. Au delà des abus en matière de responsabilité avec le tout judiciaire qui débarque en force, cette phrase a l’emporte pièce prends tous son sens en matière de concurrence. Avoir écarté de la loi les class action n’est rien de plus que de la lâcheté politique. Encore une promesse faite qui n’a engagé que ceux qui l’avaient entendue.
Le fléau de la concurrence entre entreprises réside dans les "abus de position dominante" et "ententes". La sanction encourue est une amende à destination de l’état et le consommateur lésé n’ayant aucun intérêt à agir ne sera jamais indemnisé de son préjudice. D’ailleurs, il apparaît clairement que les entreprises de tailles moyennes ou sur un marché ayant peu d’opérateurs ont tout intérêt à prendre le risque d’une pratique anti concurrentielle (cf : mémoire de fin d’étude, « intégrer le droit des ententes dans la stratégie d’entreprise »).
Le cas d’école est le cartel de la téléphonie mobile avec un total amende de 400 000 000 €. Sanction record mais sans effet pour le consommateur final : les trois opérateurs français se sont déjà partagé le marché et le chiffre d’affaire énorme ; il ne pourra y avoir de concurrent sérieux sauf développement d’internet. Tenant compte de la spécificité des prix d’appel vers portables. L’intérêt à agir de chacun des particuliers étant au plus de quelques dizaines d’euros, l’action individuelle est sans intérêt. En présence d’une class action, une association de consommateur aurait pu cumuler les plaintes des particuliers et agir en leur nom. La sanction aurait été bien plus importante et dissuasive.
Une fois de plus, on ne peut que regretter ce choix et ce recul d’un législateur peureux.
12:06 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, PS, UMP, Présidentielles 2007, Sarkozy
28.01.2007
Montebourde le révélateur
Arnaud Montebourg est le révélateur de la situation au PS. Si personne ne sait bien où va la campagne de Royal et que chacun parle souvent à tort mais aussi à travers, Montebourg avait su jusqu'à présent rassembler autour de sa candidate.
Tous les francs-tireurs ont été rabroués, la passionaria a enchainé les bourdes et la goutte d'eau c'est Montebourg. Mais c'est pas de chance pour lui. En habitué de l'humour pince sans rire, il a eu le mot qu'il ne fallait pas avoir, le trait de trop. Sa remarque sur le défaut de Royal et les conséquences qui en découlent sont révélateur d'une crise.
Un humour bien particulier qui ne choque pas mais qui tout d'un coup ne fait pas mouche parceque le doute, l'incertitude et l'incompréhension ont gagné l'opinion public. Le PS n'a plus d'échos, les électeurs sont dans l'expectative. L'ordre juste doit être précisé au plus vite !
15:40 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, PS, Sarkozy, Présidentielles 2007
23.01.2007
Débattre sur l’impôt est non productif !
Dés la fin du « problème » des sans-abris, réglé en quinze jours, ce qui n’est pas sans rappeler les solutions Villepin pour les banlieues, le débat s’est déplacé vers une problématique de riche : l’impôt sur le revenu. Chacun le sait, cela ne concerne qu’un foyer fiscal sur deux dont dix pourcent contribuent pour la moitié du montant total.
Ce débat est purement idéologique et seul François Hollande l’a compris ! Comme toujours, la droite considère qu’il faut baisser l’imposition pour permettre l’investissement et la consommation, la gauche à l’inverse pense qu’il faut l’augmenter pour développer la redistribution des richesses et niveler par le bas le pouvoir d’achat.
C’est encore la dichotomie entre responsabilisation et assistanat.
Si Ségolène Royal, n’a pas d’idée sur le sujet car elle continue de consulter les français (jusqu'au 11 février au moins), monsieur Hollande a quant à lui bien compris l’enjeu. Il reste ainsi la seule personne à pouvoir rassembler à gauche. Le débat tel qu’il se présente aujourd’hui sur l’impôt est un débat de redevable qui ne concerne pas l’ensemble de l’électorat du PS, il ne concerne que ceux qui le payent ! A faire des propositions aux laissés pour compte de la campagne, il vise juste. Nicolas Sarkozy en proposant, un bouclier fiscal à 50%, pour sa part, conforte sa position auprès de la France laborieuse qui accepte bien volontiers d’aider son voisin mais souhaite aussi profiter des fruits de son travail, sinon à quoi bon se fatiguer.
Il ne faudrait pas perdre de vue le fond de la question : remboursement de la dette, paiement des amendes et astreintes pour non transposition de la règlementation communautaire, coût de fonctionnement de l’Etat... puis, ce qui concerne les français : santé, chômage, retraites, subventions…
Au final, si le débat sur la fiscalité est incontournable puisqu’il s’adresse à ceux qui financent la Nation, il reste manifestement idéologique. D’ailleurs, ce n’est que le quatorzième thème par importance, attendu par les français selon un sondage CSA.
09:56 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Politique, Sarkozy, Présidentielles 2007, jeunes populaires
22.01.2007
En renoncant, Hulot invite la société civile dans le débat.
Cruel dilemme que celui de Nicolas Hulot. Crédité de 12% d’intentions de vote quant 59% de la population ne sont pas favorable au fait qu’il soit candidat. C’est à lui que revenait le choix « d’y aller ou pas ». Il a tranché en faveur de l’arbitrage est c’est plus sage.
En restant en dehors de la campagne, il reste sur le domaine qu’il maitrise et sur lequel il apporte un regard d’expert. Il va ainsi pouvoir peser de tout son poids médiatique pour cette cause qui nous concerne en premier lieu au quotidien. Il garde ainsi toute crédibilité et se situe au dessus des partis qu’il toise par l’annonce de la création d’un observatoire de la cohérence des propositions des candidats et du respect du pacte signé.
Il sort indemne de la campagne, ni attaque sur sa personne, ni prise de position orientée politiquement et donc décrédibilisante pour la cause. Bien au contraire, profitable intrusion de la société civile dans la campagne présidentielle, espoir d’un lobby utile ; décision judicieuse.
11:44 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UMP, Sarkozy, Présidentielles 2007, PS
17.01.2007
L'affaire de la SCI, manipulation et révélation !
La révélation de la SCI (Société Civile Immobilière) détenue par Mademoiselle Royal et son compagnon est une basse manoeuvre qui conduit la candidate du PS à révéler son patrimoine. Monsieur Sarkozy pourrait en faire de même pour couper court à ceux ayant l'idée de lui reprocher son manque de transparence.
Ceci étant dit, il est étonnant que Mademoiselle Royal ne paye l'ISF que depuis 2 ans vu les valeurs d'achat des biens parisiens. Cependant, il lui faudrait apprendre quelques éléments de base sur la SCI dont la plus grande majorité des français ignore le fonctionnement.
On ne dit pas : "SCI sans revenu et sans capital" puisqu'elle a bien un capital social approchant le million d'euro. De plus, déclarer "cela n'a rien à voir avec une SCI commerciale" est une déception puisqu'en droit, c'est une société civile par la forme ! Par ailleurs, cette société étant fiscalement transparente et ne disposant a priori d'aucun revenus, l'imposition portera uniquement sur la valeur des parts sociales (valeurs des immeubles - dettes de la SCI).
Notons pour terminer que le véritable intéret de la SCI réside dans la facilité de transmission des biens qu'elle contient à ses héritiers puisqu'il s'agit d'un simple transfert de part social (4,8%), exonéré bien entendu des droits de mutation sur les immeubles !
12:55 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, PS, présidentielles 2007, Sarkozy
16.01.2007
Bravitude, respirante, racaille, karcher, quel français dans quelle France ?
Depuis, peu a été publié au Journal Officiel, les termes français afin d’intégrer les néologismes anglo-saxons du vocabulaire informatique et de la société de l’information. C’est un peu risible, terriblement d’arrière garde et tellement français. Cette volonté inaliénable de faire évoluer notre langue, de la faire se développer, de se battre dans toutes les organisations pour qu’elle reste langue officielle. Et voila qu’elle est malmené par ceux qui aspirent à la fonction suprême. Cependant une différence entre les candidats est flagrante.
Une différence de taille oppose mademoiselle Royal et monsieur Sarkozy et celle-ci est représentative du niveau et de l’engagement de chacun des deux, de même qu’il démontre le positionnement médiatique dans un camp. Il n’y a pas de doute, tous ces mots sont es néologisme mais seuls deux existent.
Nicolas Sarkozy les a utilisé sur le terrain, dans l’action lors de rencontre avec des personnes à bout. Le terme racaille, il l’a récupéré dans la bouche d’une habitante excédée, mais il aurait pu le prendre de la bouche même de ceux qu’il visait. Le mot karcher est bien entendu connu de tous, une marque reconnu pour sa qualité. A l’opposé, il y a du bas de gamme dans le discours de Royal. De la médiocrité à inventer des mots dans les palais chinois pour masquer l’absence de critique (quand ce n’est l’adhésion) à ce model chinois dénoncé partout dans le monde. De la pitié à entendre des ces inventions qui choquent rien qu’à l’oreille fussent-elles celles de l’agneau qu’elle a été contrainte de porter contre son si cher tailleurs. En revanche il y a une vraie stratégie de communication et ca c’est fort !
Les chantres du français, intellectuels de gauche, ceux qui se gargarisaient de critiquer un ministre utilisant le verbe de la rue, fanfaronnant sur le devoir de parler bien d’un élu de la République, où sont-ils ?
Ils n’ont pas bougé, limités par leur idéologie réductrice consistant à déformer ce que tout autre dit ou fait. C’était d’ailleurs flagrant ce dimanche quand l’ensemble des commentaires ont portés sur l’énorme budget du congrès et se sont limités à caricaturer des idées proposées (alors que Sarkozy n’a pas eu un mot pour ses adversaires). Mais les français ne sont pas dupes, ces fautes de français ont pour seul objectif de masquer l’absence d’idée et de fond d’une candidate se contentant d’être à l’écoute.
Notons toute fois que ces propos ont le mérite d’être déconnecté de l’action, ne s’adressent à personne et font sourire quand ils sont prononcés par une femme qui semble si ingénue. Malin. La communication tant décriée du candidat UMP a désormais un visage à gauche. Pathétique.
09:43 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Politique, Sarkozy, PS, présidentielles 2007, mpf
15.01.2007
Un sacre plein d’espoir dans la continuité républicaine.
Enfin, l’UMP a son candidat. Cela n’a pas été sans mal mais aujourd’hui la famille est unie. Hier, tout le monde s’est exprimé à la tribune. François Fillon a été le plus ovationné, témoignage de reconnaissance pour le grand contributeur du projet. Il serait normal qu’il joue un grand rôle dans le gouvernement Sarkozy avec son expérience de réformes et sa connaissances des dossiers.
Le candidat élu, plébiscité par son parti qu’il a tant développé ces dernières années s’est lancé dans un grand discours généraliste sans un mot pour ses adversaires, résolument orienté vers l’expression des idées. Fort de son « sang mêlé », il se place dans la continuité de l’Histoire de France. Hommage appuyé aux grandes idées et courants de pensée qui ont fait la France et ont forgé son image. Fierté du rôle de nombreux français, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, qui ont façonné par leur volonté, leur engagement et leur sens de la patrie. Fidélité à l’histoire et en particulier à ses origines chrétiennes (très fortement applaudi par la salle) qu’aucun reniement ou repentance ne pourra effacer.
Alors la rupture, c’est se replacer dans la situation de De Gaulle dans les heures noires de la France, où une stratégie de sursaut s’imposait, dans une situation appelant un nouveau souffle et la réunion de la nation toute entière. Appel au rassemblement dans l’action. Abandonner cette référence inutile et fortuite à une France divisée professionnellement, financièrement, juridiquement… pour aller vers la rance des réalités ; une France réelle. Dans la continuité, la France a fait des réformes, a tiré les leçons de l’histoire et avancé toujours dans le sens de la liberté, l’égalité et la fraternité. Désormais, il faut dans cette continuité, rompre avec l’impasse de la fuite en avant qui n’a fait qu’appauvrir les travailleurs et diviser le peuple entre ceux qui veut aller de l’avant et ceux qui n’en voit pas l’intérêt au vu d’un état sur-providence.
Le message est simple, claire et évident. Une cohérence implacable dans un discours à l’argumentaire solide. Redonner du sens au travail, pivot individuel et collectif de la société, en valorisant initiative et engagement. En dégager un levier pour la consommation et la relance de l’économie afin d’entrainer l’emploi. Favoriser l’employabilité par la formation en aidant plus ceux qui ont moins afin d’obtenir une mobilité sociale nécessaire au développement de toute société. Replacer la famille au cœur de la construction sociale et moraliser la vie politique, les nominations entre autre, par les ratifications sur la base de projet. Redonner une ambition à l’Europe par la préférence communautaire et un pas supplémentaire vers la coopération entre états.
Monsieur Sarkozy propose un programme ambitieux et particulièrement en phase avec l’analyse qui s’impose de la situation actuelle. Il semble avoir la volonté d’agir, de réformer et en a pleinement l’envergure c’est pour cela qu’il faut le soutenir.
Cela n’équivaut pas à un blanc seing qu’aucun élu n’aura jamais, mais à la volonté de croire qu’avec lui, Ensemble tout est possible. Tout est possible si les promesses n’engagent pas que ceux qui les écoutent, ne nous décevez pas, il est trop tard pour perdre encore du temps. Bonne chance.
10:22 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SarkoZY, Politique, Présidentielles 2007
09.01.2007
Au dessus des lois, au dessus des règles… on ne se refait pas !
Le Président reprend l’initiative, le Président à la manœuvre, etc. Pauvres journalistes qui font un travail médiocre, d’aussi courte vue que la plupart des hommes et femmes politiques, et sans plus de fond. Tous à fantasmer sur une éventuelle candidature du chef de l’état à sa propre seconde succession. Et pas une voie discordante ! Pas un seul pour s’étonner !
Pas une analyse critique des propositions de Chirac pour se demander ce qui a été fait depuis 12 ans sur les sujets à la mode. Favoriser la compétitivité des entreprises par la baisse de l’impôt sur les sociétés pour, faciliter l’accès à l’emploi par la fusion UNEDIC et ANPE, augmenter le pouvoir d’achat par des primes, les sans-abris, l’écologie au quotidien… Et pourtant les mêmes dans leurs ouvrages se gargarisent que l’homme en question est un « formidable animal politique » capable de remporter n’importe quel élection mais qui ne sait plus quoi faire une fois élue.
Et c’est bien vrai ! Mais l’envers, c’est qu’il à une très grande responsabilité dans le fossé creusé entre la classe politique et les citoyens, dans la politique spectacle, dans la démagogie ambiante, dans le tout communication aux expressions creuses. Tant d’espoirs déçus, de réforme toujours attendue, de promesses non tenues ont conduits, accéléré la non représentativité des élus.
Désormais, on atteint un degré supplémentaire ! Celui que le peuple entier sait au dessus des lois, qui a préparé sa défense au frais des contribuables, avec l’assistance des services de l’état, au détriment de l’action politique, se situe au dessus des règles de son propre parti, entouré de sa garde rapprochée qui n’hésitera pas à saborder la droite. Bravo et maintenant, passer la main ! L’élève est tout trouvé, Villepin est prêt !
13:49 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Politique, Présidentielles 2007, jeunes populaires, Sarkozy
