28.02.2007
Embarquement pour le jour où la France va faire faillite.
Comme des visionnaires, le postulat de l’anticipation est correct ! Dans ce livre sorti début novembre 2006, les réformes phares ont été anticipées ! Est-ce si difficile de voir la démagogie du programme d’un Parti Socialiste enfin regroupé autour de celle qui l’avait écarté ?
Extrait : Rémunération de tout jeune au chômage depuis 6 mois, prêt à taux zéro de 10 000 euros pour chaque jeune, allocation d’autonomie pour les jeunes, gratuité des visites médicales trimestrielles pour les jeunes de 16 à 25 ans, doublement immédiat de l’allocation rentrée, revenu de solidarité active garantissant l’augmentation d’un tiers de ses ressources à toute personne retrouvant un emploi, création de 500 000 emplois tremplins, création d’emplois parents, progression au plus vite du SMIC à 1 500 euros, revalorisation de 5% des retraites, limitation du coût du logement à 25% du revenu, aides substantielles à toute initiative écologique ou citoyenne, augmentation massive des services publiques…
Chapitre deux : la dette de la France est désormais quottée BB+. C'est-à-dire que l’état ne trouve plus de financement pour son fonctionnement quotidien sauf à un taux équivalent à celui d’une personne surendetté, les bons et obligations du trésor ne valent pas plus que les célèbres emprunts russes…
Reste sur 300 pages à trouver comment sortir de la crise. Attention, ca ne va pas être très populaire dans un pays sous perfusion. Ironie de l’histoire, le secteur privé est très performant depuis qu’il a appris à se passer d’emploi !
Un peu gros et si peu crédible ! Et pourtant, avec un extrait intégralement tiré du pacte présidentiel qui ne prévoit aucun financement, on approche la fiction. Dans une société qui ne respecte aucun pacte de stabilité ou critères de Maastricht, qui ne se soucie pas de sa dette et abuse de l’inventivité des fonctionnaires du Trésor en matière de créativité financière, tout devient possible.
12:20 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UMP, Sarkozy, PS, UDF, Royal, Bayrou
27.02.2007
Bayrou, pour combler un vide…
Voila bien un politicien de premier plan dont personne ne connait une idée. De grands discours à l'emporte pièce : croire en l'Europe, réduire la dette, faire la synthèse de la droite et de la gauche... et après ? A l'entendre, et c’est son seul propos, il ne dispose pas de relais médiatiques. C'est probablement mieux ainsi pour lui car il rassemble aujourd'hui ceux qui sont contre. Contre Royal, contre Sarkozy et si rarement pour Bayrou. Contre est le positionnement de l’UDF ; il incarne désormais le troisième homme, celui du dépit.
De centre mou à extrême centre, l'attractivité reste la même. A défaut d’avoir développé un projet, son patron s’est affirmé contre nature. N’étant pas candidat aux élections européennes pourtant leitmotivs de ses interventions et principal prescripteur législatif national. Votant la motion de censure et refusant le budget d’un gouvernement auquel il a quémandé l’appartenance à la majorité. Proposant un premier ministre de gauche malgré un encrage historique à droite. Significatifs d’une action politique qui n’est qu’une suite de rupture au centre, ses exemples sont l’apanage d’un spectateur girouette.
A sa décharge, l’élection présidentielle se gagne au centre aussi il ne fait aucun doute d’une victoire au deuxième tour acquise quelque soit l’adversaire. Puis, surviendra le spectre tant annoncé du fonctionnement parlementaire à la mode Quatrième République : pas de parti pour soutenir le gouvernement, pas de majorité, pas de possibilité d’action, pas de réforme, statut quo.
Bayrou dont le parti a été réduit à peau de chagrin grâce à la trahison du super médiocre ministre des affaires étrangères est bien sur l’échiquier pour combler le vide laissé aux derniers doux réveurs de la politique.
10:00 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Sarkozy, Présidentielle 2007, Politique, Jeunes populaires, ps, udf
17.02.2007
De l'utilité du PA2
La France dispose aujourd’hui d’un seul port avion, fleuron de la marine nationale, ce qui la met en position de faiblesse lors des périodes d’entretien programmé ou non. Aussi, périodiquement la défense nationale est limitée. Certes, le risque d’attaque frontale est faible mais l’intérêt d’un porte-avion pour une nation come la France est bien plus important.
La mutation de l’armée voulue par le président Chirac vers une armée de métier est significative des nouvelles missions, en plus de la défense du territoire, qui lui sont confiées, la France n’ayant il va sans dire aucune ambition belliqueuse. La participation à des missions d’assistance aux populations, tant en France qu’à l’étranger, la présence sur les lieux des conflits majeurs sous la bannière des organisations internationales, ou à la demande des Etats eux-mêmes, sont les véritables enjeux de notre armée. Avoir un deuxième porte-avion, c’est avoir la capacité d’agir rapidement, de manière crédible et de peser ainsi pour promouvoir nos idéaux que sont la liberté et la démocratie.
Les pays émergents sont aussi sujets à l’armement dans des buts, certes souvent encore défensif, mais surtout guidés par la volonté de s’affirmer sur la scène internationale. Ainsi la Chine occupe désormais la première place militaire (au sein de l’ONU) en Afrique, développant dans le même temps ses réseaux tant commerciaux sur place que diplomatiques bien au delà. Le Japon, malgrés la protection (et le regard) des Etats-Unis souhaite s’investir d’avantage dans les missions d’interposition internationale. La Pologne après avoir rejoint l’Europe a continué à investir massivement pour son armée. Certains pays ont suivi l’Amérique en Irak pour acquérir une crédibilité. La Russie pèse de tout son poids au Moyen-Orient et les USA font figure de gardien de la paix. Les époques changes et la nécessité d’avoir une armée forte reste au centre des relations internationales, dans un monde qui recherche depuis bien longtemps à vivre en paix. Etre une puissance économique ne vaut qu’avec une armée forte.
Il est dés lors incontournable pour la France de disposer d’un deuxième porte-avion. Voila bien une décision relevant de la compétence exclusive du Président de la République au regard de sa vision de la France sur la scène diplomatique. Quant à parler d’un porte-avion européen il faudrait déjà avoir tranché entre une armée commune et une armée capable d’agir de manière coordonnée. Mais, un brin nostalgique, on notera qu’un état sans frontière, sans monnaie, sans armée, dont plus de 80% des lois sont votés ailleurs, avec une langue un peu trop compliquée n’est peut-être pas plus utile que nos départements. Notons également que si l’Europe avait un but ce serait déjà une avancée significative, car cela devient urgent.
La question d’une meilleure affectation des fonds qui lui seraient alloué est non-avenue ; il faut être bien populiste pour jouer sur la corde sociale en la matière : qui supprimerait les crédits de la recherche au motif que demain se préparera quand les problèmes d’aujourd’hui seront réglés ?
00:30 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Politique, Présidentielles 2007, Sarkozy, PS
11.02.2007
Faut-il élire Sarkozy sur la base de son bilan ?
Parmi les lieus communs entendus dans la bouche des opposants au ministre de l’intérieur, nombreux sont ceux qui se réfèrent à un bilan supposé mauvais. Ceux-là mêmes qui vouent un culte aux statistiques de la place Beauvau montrant une légère augmentation des atteintes aux personnes (incluant hausse des plaintes) sont les premiers détracteurs des statistiques sur le chômage. Crédibles !
Adeptes du deux poids, deux mesures : voila bien un reproche non recevable au dépens de Nicolas Sarkozy. Fidèle à sa ligne de conduite, voyous et force de l’ordre ont eu à rendre compte sans distinction de leurs actes ; fidèle à sa mission, il a combattu avec succès le sentiment d’insécurité et redonné confiance dans l’utilité de porter plainte ; fidèle à ses convictions, il a permis à l’UMP de précéder le gouvernement. Fort de son ambition pour la France, a plusieurs reprise, le Ministre d’Etat a pu démontrer qu’avec de la volonté et du courage, beaucoup devient possible. Logique !
Alors, juger le bilan de la Place Beauvau, ne mène pas à grand-chose sauf à admettre qu’il y a dans les missions de ce ministère un vrai sujet de premier plan intéressant tous les citoyens au-delà d’un prétendu fantasme sécuritaire. Quant à reprocher au candidat de l’UMP le bilan du gouvernement, c’est reconnaître sa capacité à remplir trois fonctions de plein temps ! Ministre d’Etat, chef de parti et Premier Ministre… qui d’autre en est capable !
Ou bien, c’est constater que le chômage recul, que les créations d’entreprises s’envolent, que la réponse à la cohésion sociale n’est pas l’apanage de la gauche, que la sécurité routière peut être une priorité, que la dette publique est un problème, que les retraites pouvaient être réformés…
Mais encore ? La liberté de parole de Nicolas Sarkozy le place au dessus d’une querelle aussi stérile et l’on sait bien que nul n’a été élu pour son bilan ! D’ailleurs, à défaut d’idées, quel est le bilan de Royal ? Alors il faudrait voter Le Pen qui n’a jamais été de près ou de loin dans un gouvernement, et depuis si longtemps absent de l’hémicycle ! Désormais, sans renier le bilan de Villepin, voir celui de Chirac, voici, comme il n’a cessé de le faire depuis deux ans, pour le candidat UMP, le temps des propositions, des engagements pour le jour si proche du temps des réformes ! Rupture à l’horizon !
20:41 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Politique, Sarkozy, Présidentielles 2007, PS
06.02.2007
Royal ira-t-elle jusqu’au bout ?
La question se pose vraiment ! L’Express en fait même sa une. Tant de bourdes, des idées si peu en phase avec son parti et un état major qui tire sur l’ambulance… cela fait déjà trois semaines que nous doutons de sa candidature !
De programme elle n’en pas. Et pourtant, n’a-t-il pas été voté par les militants ? alors à quoi sert cette « démocratie participative » qui n’est autre qu’une somme de doléances et d’idées préconçues par des militants enfermés dans une vision égocentrique. C’est d’ailleurs inquiétant de voir une candidate qui à trois mois de l’élection ne sait pas ce que pensent ou attendent les français et n’a d’ailleurs rien à leur proposé ! Après toute une carrière à leur service ! Après cinq ans d’une opposition constructive !?
Le happening du 11 février est un leur nous dis son directeur de campagne, elle est obligée de faire sonner la vieille garde du Parti Socialiste qui était il y a si peu de temps encore, démodée, elle écarte l’invitation de TF1…
La crise est là ! Les français sont moins idiots que prévu ! Son seul atout, être une femme a lassé l’opinion, les électeurs, fussent-ils de gauche et anti-Sarkozy, attendent des propositions. Faire le jeu de Bayrou, c’est faire croire que Strauss-Kahn était mieux placé ! Donner des voix à l’extrême gauche, c’est rasséréner Fabius. Mais c’est avant tout faire perdre la gauche !
Peut-être qu’un plan média incroyable nous attend ! Avec force de proposition capable de faire oublier le début de campagne ; application de la théorie du marathon qui se court come un sprint ! N’a-t-elle pas fait, ces derniers jours, appel à un cabinet de conseil en communication ?
11:20 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, UMP, PS, présidentielles 2007
