27.01.2008

Où sont l'opposition et le parlement ?

La politique m’ennuie et pourtant j’adore ca ! La Politique !

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, il n’y a plus de débat, plus de combat d’idée, plus d’échange… il n’y a que des effets de manche, des commentaires déplacés sur la vie privée du chef de l’état, des articles de presse sans intérêt… il n’y a plus d’opposition, plus de parti socialiste, plus qu’une majorité silencieuse ! Le rouleau compresseur est en marche, les lois sont votés, les ministres sont taiseux, le premier d’entre eux travaille dans l’ombre, seul l’ouverture apporte un peu de distraction.

Celui que les français ont choisi est omniprésent, omniscient, omnipotent. Le train des réformes a quitté le pas de sénateur pour le pas de course et le rythme rapide tant annoncé l’est bien plus encore, prenant tout le monde de court : partenaires sociaux, élus, opposants, journalistes…

La liste des réformes engagées, en cours, en germe est déjà longue, la liste des bénéficiaires aussi et va encore s’allonger avec un seul but, réformer toujours plus parce qu’il n’est que temps ! Alors forcément certains sont perdants : ceux à qui la situation intenable profitée ! Et ceux qui ne voient rien venir ? des impatients mais certainement pas des opposants… d’ailleurs, ne l’a-t-il pas dit : « vous jugerez en 2012 ».

Mais alors, pourquoi l’ennuie ?

Parce qu’il n’y a pas d’opposition. Le parti socialiste est mort depuis déjà longtemps. Peut-être qu’il ne s’est jamais remis de cette déclaration solennelle qui avait donné la chaire de poule : « j’ai décidé de me retirer définitivement de la vie politique ». Peut-être qu’en défendant le oui perdant au référendum, il n’a plus depuis été écouté et capable de proposer une alternative crédible à la majorité actuelle. Peut-être que les primaires ayant abouties au choix de Ségolène Royale ont brisé le parti. Peut-être que cette candidate n’était que le revers de Nicolas Sarkozy, toute communication sans proposer de rupture avec un système qui en a laissé tant sur le bord le France. Peut-être que la politique d’ouverture a sapé le peu qu’il en restait.

Parce que le drame de la Politique réside tant dans l’absence de contre-pouvoir que dans le rôle de chambre d’enregistrement dévolu aujourd’hui aux chambres du Parlement. L’utilisation permanente de la procédure d’urgence nuit à la sérénité des débats. La majorité n’a pas son mot à dire, le gouvernement s’exécute, les commissions travaillent entre expert… La confusion des pouvoirs législatif et exécutif prend place au plus haut niveau de l’Etat. Quelques voies commencent à se faire entendre, parmi lesquelles celle du Président de l’Assemblée Nationale… Notons que les critiques de l’opposition sur ce point ne sont que de piètres artifices destinés à masquer l’absence de contre-projet, d’ailleurs n’avaient ils pas établi un « shadow cabinet » ou ne faut il pas le rappeler.

24.01.2008

Adoption homosexuelle = non débat

Intéressant arrêt de la CJCE qui ouvre sans le reconnaître, la possibilité pour un couple homosexuel d’adopter un enfantencore une décision communautaire qui va contre l’esprit de la loi ! Toutes les propositions de loi allant dans ce sont ont été rejetées et aucun gouvernement n’a osé amener le sujet devant les représentants du peuple. La portée de l’arrêt va plutôt dans le sens absurde d’interdire les critères pour l’étude de dossier ; quel critère n’est pas discriminant ? Raisonnement par l’absurde que ne manquera pas de suivre bientôt à n’en pas douter la bienveillante Cour Européenne. La réponse ne saurait être ailleurs que dans la philosophie de la loi votée par les représentants d la nation !

L’adoption par un couple homosexuel appelle plusieurs remarques qui vont toutes dans le même sens au regard du faux débat actuel au-delà de toute approche partisane ou morale.

On ne peut passer sous silence qu’il est impossible pour un couple homosexuel d’avoir un enfant, sauf à admettre qu’il n’a que l’un des deux membres pour géniteur. Mais alors que penser des orphelins adoptés qui passent leur vie à chercher leurs parents naturels ? Le sacro-saint principe de précaution s’impose et les « avancées scientifiques » n’y peuvent rien…

Peut-être vaut il mieux pour un enfant être adopté par un couple qui l’aime, fût il homosexuel que de vivre dans une famille qui se déchire !? Imparable ! Cependant, quel pari ! Il n’y a là aucune garantie ! Sauf à prendre le risque du nivellement par le bas... Les couples mariés se séparent (1 sur 3 en province voir 1sur 2 à Paris) et les autres ont 5 fois plus de chance de reprendre leur liberté… certains continuent d’affirmer que c’est pour le plus grand bonheur de l’enfant : c’est certainement un plus matériel mais quel vide affectif. D’ailleurs comme dit l’adage populaire : enfant de divorcé divorcera lui-même. Mais la question n’est pas là et ne mérite pas débat, il est des échecs qu’il faut savoir reconnaitre.

Allons, il reste le principe de l’égalité ! Pourquoi les autres et pas moi ! Quelle est la différence entre un couple hétéro et un couple homo puisqu’il s’agit toujours de deux sujets de droit. Et la modernité ? E le progrès ? Pauvre argumentaire dénué de fondement !

Quand il n’est pas d’argument favorable, il n’est pas besoin de chercher des oppositions à moins que l’on veuille porter le débat sur le plan des valeurs et de la morale…