18.11.2007
Blocage des Facs : quelle représentativité des assemblées générales ?
C’est chaque année pareille ! Des assemblées organisées entre amis dans des amphis se proclament générales… emmenés par des syndicats associés à des partis politique de gauche, quelque centaines d’étudiants sur des milliers décident du blocage des facs à l’issue d’un débat où tout opposant est invité (sèchement) à se taire et d’un vote entre personnes consentantes.
Si la méthode est condamnable, bien que revendiquée comme démocratique par les gentils organisateurs, elle a pour vertu de montrer la représentativité de l’Unef, Aget et autres syndicats étudiants (fussent-ils de droite). Faut-il rappeler que lors des élections aux divers conseils étudiants, le taux de participation excède rarement les 15%.
Sous couvert de lutte pour les étudiants, c’est le concept de lutte des classes qui est porté afin d’attaquer non pas des projets de loi voté par ces mêmes syndicats (dans l’été pour le projet contesté actuellement) mais bien le gouvernement. Cela n’a échappé à personne sauf aux journalistes !
Le problème de l’université est bien réel, il s’agit avant tout de sa finalité. L’objectif actuel est toujours de former des enseignants ! Alors que 50% des titulaire du baccalauréat s’y engouffrent dans des voies diverses et variées, pour leur plus grand bonheur… avant de déchanter quand la réalité incontournable de l’entreprise surgit ! La première réflexion à mener avant toute nouvelle loi est : quelle est la vocation de l’université, ensuite on pourra débattre sur comment conserver un large choix de formation. Il faudra alors admettre que la sélection est une nécessité dans les filières à faible débouchés !
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01.11.2007
Test ADN, une polémique non pragmatique.
La loi Hortefeux ne les prévoyaient pas, l’amendement dit « Mariani », les a proposé : les fameux tests ADN.
Dans quel contexte s’inscrit-il ? La redéfinition de la politique d’immigration de la France, incluse dans le projet présidentielle du candidat élu.
Que prévoit-il ? La possibilité pour un immigrant de faire reconnaître sa paternité alors qu’aucun document existant ne l’établie.
Certes, dans l’état de sa présentation, cet amendement n’était pas cohérent avec le droit positif (absence de juge pour contrôler…) et posait des contraintes peu acceptables (coûts supportée pas le demandeur…). Certes, cette disposition ne permet pas de reconnaître les enfants naturels ou adoptés… Mais y avait-il une meilleure solution ? Bien sur ! La déclaration sur l’honneur !... Voila bien un leurre !
Il s’agit au travers de ces tests de garantir une possibilité supplémentaire au demandeur d’asile d’immigrer dans de meilleurs conditions qu’actuellement et d’obtenir gain de cause où l’administratif a ses limites. Solution pragmatique à défaut d’être idéale. Et c’est bien ce qu’a validé le Conseil Constitutionnel en réclamant que leur recours ne soit pas systématique.
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