08.07.2008
A défaut d'opposition, suivre les réformes !
A l'opposé d'un PS occupé par ses querelles internes, la majorité travaille à mettre en oeuvre les réformes voulues par le candidat élu lors de la présidentielle du printemps 2007.
http://www.touteslesreformes.com/
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29.03.2008
Roger Karoutchi, mai 68 et les jeunes...
Ca va se savoir : quarante ans après avoir eu le bac en 1968, Roger Karoutchi reste un révolutionnaire, au gouvernement !! Autant, le dire c’est un français comme les autres, révolté… Sauf qu’il est aux manettes !
L’UMP GE avait le privilège de recevoir Roger Karoutchi, Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement auprès du Premier ministre afin de parler de l’engagement des jeunes en politique, le jour même du lancement du site http://www.40ansplustard.fr/.
Discours d’introduction de Benjamin Lancar, Coordinateur National de l’UMP GE et premier pavé lancé : il est temps pour les jeunes de retrouver l’audace et la liberté qu’ils avaient en 1968, s’engageant pour un idéal qu’ils croyaient juste ! Soyons clairs, nous n’avons en rien les idées défendues à l’époque mais nous voulons que la jeunesse s’investisse !
Ce rappel trouve un écho immédiat en Roger Karoutchi : il a lui même manifesté en 1968 (contre le fameux mouvement, cela va de soi) et déjà appris qu’il « ne comprendrait jamais comment on peut être de gauche ! ». Depuis, il n’a cessé de s’investir en politique étant même Délégué national du RPR chargé de la jeunesse, soutien d’un Chirac lui demandant : mais pourquoi les jeunes ne s’investissent pas plus ? Encore, la question de l’engagement des jeunes ! Mais renseignement pris, il doit constater qu’après Pompidou, déjà la question était posée…
"C'est aux politiques de reconquérir l'opinion, et pas seulement les jeunes"
Alors l’homme politique expérimenté s’en remet à un double constat : l’accélération du développement des centres d’intérêts (télévision puis internet, voyages…) mais également le dénigrement constant dont ont été victimes les élus (avec comme leitmotiv, mieux vaut faire de l’humanitaire pour changer le monde !). C’est désormais « au politique de reconquérir l’opinion » et pas seulement les jeunes, mais pour retrouver du crédit et convaincre que la politique peut avoir « un apport important pour le collectif ». Voila bien l’enjeu ! « L’avenir du pays est entre nos mains ».
Evoquant la communication il nous dit, régulièrement participer à des débats sur les plateaux… mais pour qui ? Pour les passionnés, ceux qui n’ont pas besoin d’être re-conquis ! Alors, de là à aller à la Star-Ac (6 millions de télé spectateur, tout de même, le vendredi) et devoir pousser la chansonnette : « j’ai renoncé, c’est se discréditer ! »
Alors comment faire dans ce pays où persiste un fond anti-démocratique voulant systématiquement faire un sort à ses élus (suites de l’affaire Dreyfus, constitution des ligues, poujadisme…) ?
"Réhabiliter le politique"
Avant tout, « réhabiliter le politique » c’est mettre en œuvre le programme pour lequel Nicolas Sarkozy a été élu ! « Je ne veux pas entendre que ce pays n’est pas favorable aux réformes, c’est complètement débile ! ». S’il fallait le rappeler, la volonté vient d’en haut « luttez contre vos administrations s’il le faut », lance-t-il régulièrement aux Ministres ; la révolte gronde !
Dans le même temps, sortir de l’individualisme pour aller vers le collectif et faire savoir que « nous n’acceptons plus les privilèges et des doits acquis défendus par la gauche »… la révolution est en marche ! C’est ainsi, en montrant que la possibilité de faire bouger les lignes existe que les jeunes s’engageront !
Et voila bien le cœur du débat comme en témoigne les questions des jeunes UMP GE sur l’avenir du rapport Attali, le projet de Grand Paris, la réforme des institutions, la vie du mouvement, le Jeux-Olympiques indissociables désormais des droits de l’homme…
Et les réponses de Roger Karoutchi ne manquent pas de liberté de ton !
A Jacques Attali : "Réformer ne veut pas dire brutaliser"
Cynique sur la communication de la Commission Attali, il dénonce avec force : « réforme ne veut pas dire brutalité » et se veut rassurant sur les suites du rapport. La loi de modernisation de l’économie intègre une centaine de propositions et d’ici un an, près de deux cent propositions auront été intégrés dans les textes.
Paris VS Banlieue
Révolté envers la très conservatrice gauche « delanoeësque », il prône un grand Paris qui ne soit pas celui d’une banlieue corvéable pour le bien-être de parisiens accrochés à leurs privilèges ! Comprendre, les 20 arrondissements ne peuvent pas être un havre de paix avec tous les crédits, les jardins, les transports en commun, l’air pure… et la banlieue l’inverse, asservie pour le bonheur des « haussmanniens » !
Alors les améliorations à faire sont légions et passent par un transfert de compétence à l’état pour être plus réactif et prendre en compte les spécificités d’une région qui supporte l’activité de l’Etat. « Il faut un grand Paris car la gestion du petit Paris est un échec pour la région toute entière».
La réforme des institutions et ses calculs d'apothicaire
Quant à la réforme des institutions, savant calcul des voix à l’appui, elle passera avant l’été et les pouvoirs du Parlement seront considérablement renforcés comme l’a toujours proposé le Président de la République !
A l’entendre, on a envie de reprendre ce vieux slogan de Nicolas le Bleu, l’homme qui à mis la France d’après en marche pour la révolution : « ensemble tout devient possible » ; et prêt à continuer la lutte nous rappelons confiants : ne nous décevez pas, ne nous trahissez pas !
Article publié sur http://www.umpgrandesecoles.eu
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27.01.2008
Où sont l'opposition et le parlement ?
La politique m’ennuie et pourtant j’adore ca ! La Politique !
Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, il n’y a plus de débat, plus de combat d’idée, plus d’échange… il n’y a que des effets de manche, des commentaires déplacés sur la vie privée du chef de l’état, des articles de presse sans intérêt… il n’y a plus d’opposition, plus de parti socialiste, plus qu’une majorité silencieuse ! Le rouleau compresseur est en marche, les lois sont votés, les ministres sont taiseux, le premier d’entre eux travaille dans l’ombre, seul l’ouverture apporte un peu de distraction.
Celui que les français ont choisi est omniprésent, omniscient, omnipotent. Le train des réformes a quitté le pas de sénateur pour le pas de course et le rythme rapide tant annoncé l’est bien plus encore, prenant tout le monde de court : partenaires sociaux, élus, opposants, journalistes…
La liste des réformes engagées, en cours, en germe est déjà longue, la liste des bénéficiaires aussi et va encore s’allonger avec un seul but, réformer toujours plus parce qu’il n’est que temps ! Alors forcément certains sont perdants : ceux à qui la situation intenable profitée ! Et ceux qui ne voient rien venir ? des impatients mais certainement pas des opposants… d’ailleurs, ne l’a-t-il pas dit : « vous jugerez en 2012 ».
Mais alors, pourquoi l’ennuie ?
Parce qu’il n’y a pas d’opposition. Le parti socialiste est mort depuis déjà longtemps. Peut-être qu’il ne s’est jamais remis de cette déclaration solennelle qui avait donné la chaire de poule : « j’ai décidé de me retirer définitivement de la vie politique ». Peut-être qu’en défendant le oui perdant au référendum, il n’a plus depuis été écouté et capable de proposer une alternative crédible à la majorité actuelle. Peut-être que les primaires ayant abouties au choix de Ségolène Royale ont brisé le parti. Peut-être que cette candidate n’était que le revers de Nicolas Sarkozy, toute communication sans proposer de rupture avec un système qui en a laissé tant sur le bord le France. Peut-être que la politique d’ouverture a sapé le peu qu’il en restait.
Parce que le drame de la Politique réside tant dans l’absence de contre-pouvoir que dans le rôle de chambre d’enregistrement dévolu aujourd’hui aux chambres du Parlement. L’utilisation permanente de la procédure d’urgence nuit à la sérénité des débats. La majorité n’a pas son mot à dire, le gouvernement s’exécute, les commissions travaillent entre expert… La confusion des pouvoirs législatif et exécutif prend place au plus haut niveau de l’Etat. Quelques voies commencent à se faire entendre, parmi lesquelles celle du Président de l’Assemblée Nationale… Notons que les critiques de l’opposition sur ce point ne sont que de piètres artifices destinés à masquer l’absence de contre-projet, d’ailleurs n’avaient ils pas établi un « shadow cabinet » ou ne faut il pas le rappeler.
22:21 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, sarkozy, PS, Royale, ump, politique, france
16.01.2008
"La vérité sur les 35h" vu par Libé ? un echec !
« La vérité sur les 35 heures » telle était la une de Libération ce 10 janvier 2008. Voila bien un titre aguicheur, suffisamment rare pour en mériter la lecture ! Un quotidien de gauche qui propose son éclairage sur la plus grande question économico-sociale du début du XXIéme siècle en France. La garantie d’une approche positive d’un désastre que tous, principalement les plus modestes, ont expérimentés ; les dessous d’une escroquerie intellectuelle : travailler moins pour gagner plus ! Mais à quel prix : un gel des salaires pendant deux ans et une baisse du pouvoir d’achat !
Retour à l’article avec une série d'afirmations analysées par un œil convaincu.
Revue d’article. Les 35 heures :
- n'ont pas crée d'emploi : faux, 350 000 sur les 900 000 annoncés => un succès : 38% de réussite, vivement l'évaluation des politiques publiques !- coutent trés cher à l'état : vrai, 24,5 milliard d'euro => notons que l'exonération de charges sur les bas salaires tire les salaires vers le bas...
- ont désorganisé l’hôpital : vrai => 23 millions d’heures supplémentaires, 3,5 millions de jours de repos en stock et sous effectif criant !
- ont réduit la productivité horaire : faux => c’est certain, elles ont conduit à travailler plus en moins de temps !
- .... : toujours la même conclusion !
Les griefs sont unanimes et pourtant certains se battent pour les sauver ! Intéressant paradoxe mais est il possible pour autant de faire marche arrière ?
Deux éléments de premier plan rendent leur abrogation difficile :
- nombreux sont les personnes qui apprécient le temps supplémentaire dégagé pour avoir des activités personnelles ou familiales : dans cette catégorie apparaissent les cadres moyens bénéficiant de RTT (pour lesquels le pouvoir d’achat quotidien est suffisant) et les employés tels ouvriers ou infirmiers (dont le pouvoir d’achat est faible)… paradoxal !
- les entreprises dont on peut douter qu’elles augmentent les salaires avec l’augmentation du temps de travaille ! à moins qu’elles n’aient la mémoire courte et perdent en compétitivité ou qu’elles ne gèlent à nouveau les salaires avec l’impact connu sur le pouvoir d’achat.
Pour dégager du pouvoir d’achat, il ne reste que la possibilité de faire évoluer le cadre des 35 heures dont le paiement des RTT non prises et des heures supplémentaires ainsi que l’évolution concertée du temps de travail par le dialogue social au sein de l’entreprise. Faut-il rappeler que tous les métiers ne requièrent pas le même temps de travail et que seul le soutien nécessaire de Moscou au Front Populaire a pu conduire à l’absurdité d’affirmer le contraire (cf : la France aux ordres d’un cadavre par Maurice Druon) ?
Car dans le débat de fond sur les 35 heures, le postulat quelque peu oublié est et ne peut être que la capacité pour une entreprise à dégager un résultat lui assurant la capacité à payer des salaires (salaire net (65) = salaire brut (100) + charges patronales (45) soit 65 = 145 soit paradoxal) et investir pour son avenir afin de garantir les emplois.
C’est peut-être dommage mais le social sans l’économique est inenvisageable !
11:30 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, france, UMP, PS, Modem, Jeunes populaires, Sarkozy
03.12.2007
Sarkozy et la consommation : on connait la chanson
Etait-ce bien nécessaire d'écouter l'intervention présidentielle ? A l'évidence oui ! mais sur le fond ? Sarkozy n’a pas dévié d’un iota de sa ligne électorale : l’état n’a pas d’argent, seul le travail crée du revenu, il faut travailler plus pour gagner plus… Rien de bien nouveau !
Et poutant, les sondages post émission le confirment : ce discours est compris par les français ; ce qui ne veut pas dire qu'ils se suffisent de ce raisonnement simpliste. Ils ont été bien préparé d'ailleurs ils ne s'attendaient à aucun cadeau direct. D'ailleurs ils n'ont plus d'illusion sur la capacité de l’état à changer leur quotidien de manière immédiate... faudrait pas se plaindre aujourd'hui que les promesses sont tenues !
Sarkozy est resté fidèle à sa campagne : je ne peux rien pour vous, il n’y a que votre employeur qui peut quelque chose ! en revanche, sans toucher à la protection de votre contrat de travaille, je vais inciter votre entreprise à donner plus : intéressement, participation, heures supplémentaires, possibilité de déroger aux 35h… En résumé, l’argent n’a pas besoin de passer par la case état pour arriver dans le portefeuille des ménages ; il y reviendra plus tard avec les impôts et la consommation.
La force de l’actuel président est d’avoir changé la façon de penser des français : le pouvoir d’achat est devenu la première préoccupation ; ce n’est plus le chômage. Il y a donc nécessairement moins d’attentes d’un état qui par les 35 heures et l’incitation aux bas revenus fortement exonérés de charge a réduit le montant de leurs revenus. Un état qui refuse de taxer (à plus de 50%) les riches renvois chacun à ses propres capacités. Le pragmatisme Sarkoziste se répand : en incitant les entreprises, il donne de l’espoir aux salariés…
Sarkozy ne pouvait offrir des chèques lors de cette interview, cela aurait nuit à sa politique d’incitation (opposée à l’assistanat). Il est resté cohérent avec son positionnement.
Il y a pourtant un oubli majeure dans l’intervention, une omission importante : la réduction drastique du train de vie de l’état, un grand programme d’économie. Cela aurait montré la solidarité de l’état et ainsi confirmé que tout le monde va dans le même sens, ensemble.
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18.11.2007
Grèves de Novembre 2007, deuxième vague, cinquième jour… ca suffit !
Le motif de cette grogne de privilégiés ? On le comprend aisément ! Chacun aimerait en bénéficier ! Partir à la retraite à partir de 50 ans… sympa ! Et pour quelles raisons ? Rien de bien spécifique à leur métier !
Combien de professions ont les mêmes contraintes ? horaires fractionnés, contact avec des clients pas toujours aimables, stress, fatigue, déplacements, horaires extensibles ( ???), salaires faibles… bref, le lot de la plupart d’entre nous ! Mais la différence, elle est bien outre les primes et la capacité à gêner tout le monde, dans la durée de cotisation !!!! il s’agit donc bien de privilégier !
Et dans le même temps, le travaille est simplifié jour après jour ! Machines automatiques à la SNCF, nouveaux trains, implantation de caisses automatiques à la RATP (inadaptées… et le rôle des guichets limité à « conseil et orientation » !). Seule la pression augmente… comme partout.
Ho non, je ne souhaite pas tomber dans la caricature mais j’aimerai comprendre en quoi le maintien de ces régimes se justifie. Le contexte a changé, la pénibilité aussi, depuis que les bénéficiaires ont été embauché. Il est donc normal de modifier les avantages qui ne se justifient plus.
Avec tout ca, rappelons que le peuple ne soutient pas le mouvement, que le président de la république a été élu pour faire des réformes, que la mobilisation est en forte baisse par rapport au premier mouvement, que moins de 25% des personnes bénéficiant des régimes spéciaux sont en grève, que le reste de la population est prise en otage, que certains syndicats considèrent qu’il n’y a pas de raison de continuer, que les jusqu’au boutistes veulent tenir jusqu’à la journée de la fonction publique…. Et que cela contribue à une mauvaise image de la France auprès des touristes, que cela oppose les citoyens entre eux, que cela accroit fortement la mauvaise image d’entreprises qui en souffre déjà d’un déficit, auquel s’ajoute un déficit financier…
Plus que jamais nous enjoignons le gouvernement à tenir bon !
23:20 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, PS, Modem, UDF, Sarkozy, politique, jeunes populaires
Blocage des Facs : quelle représentativité des assemblées générales ?
C’est chaque année pareille ! Des assemblées organisées entre amis dans des amphis se proclament générales… emmenés par des syndicats associés à des partis politique de gauche, quelque centaines d’étudiants sur des milliers décident du blocage des facs à l’issue d’un débat où tout opposant est invité (sèchement) à se taire et d’un vote entre personnes consentantes.
Si la méthode est condamnable, bien que revendiquée comme démocratique par les gentils organisateurs, elle a pour vertu de montrer la représentativité de l’Unef, Aget et autres syndicats étudiants (fussent-ils de droite). Faut-il rappeler que lors des élections aux divers conseils étudiants, le taux de participation excède rarement les 15%.
Sous couvert de lutte pour les étudiants, c’est le concept de lutte des classes qui est porté afin d’attaquer non pas des projets de loi voté par ces mêmes syndicats (dans l’été pour le projet contesté actuellement) mais bien le gouvernement. Cela n’a échappé à personne sauf aux journalistes !
Le problème de l’université est bien réel, il s’agit avant tout de sa finalité. L’objectif actuel est toujours de former des enseignants ! Alors que 50% des titulaire du baccalauréat s’y engouffrent dans des voies diverses et variées, pour leur plus grand bonheur… avant de déchanter quand la réalité incontournable de l’entreprise surgit ! La première réflexion à mener avant toute nouvelle loi est : quelle est la vocation de l’université, ensuite on pourra débattre sur comment conserver un large choix de formation. Il faudra alors admettre que la sélection est une nécessité dans les filières à faible débouchés !
17:52 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, PS, Sarkozy, Politique, Modem, jeunes populaires
01.11.2007
Test ADN, une polémique non pragmatique.
La loi Hortefeux ne les prévoyaient pas, l’amendement dit « Mariani », les a proposé : les fameux tests ADN.
Dans quel contexte s’inscrit-il ? La redéfinition de la politique d’immigration de la France, incluse dans le projet présidentielle du candidat élu.
Que prévoit-il ? La possibilité pour un immigrant de faire reconnaître sa paternité alors qu’aucun document existant ne l’établie.
Certes, dans l’état de sa présentation, cet amendement n’était pas cohérent avec le droit positif (absence de juge pour contrôler…) et posait des contraintes peu acceptables (coûts supportée pas le demandeur…). Certes, cette disposition ne permet pas de reconnaître les enfants naturels ou adoptés… Mais y avait-il une meilleure solution ? Bien sur ! La déclaration sur l’honneur !... Voila bien un leurre !
Il s’agit au travers de ces tests de garantir une possibilité supplémentaire au demandeur d’asile d’immigrer dans de meilleurs conditions qu’actuellement et d’obtenir gain de cause où l’administratif a ses limites. Solution pragmatique à défaut d’être idéale. Et c’est bien ce qu’a validé le Conseil Constitutionnel en réclamant que leur recours ne soit pas systématique.
16:50 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bayrou, PS, UMP, Politique, jeunes populaires
20.06.2007
Sarkozy, a-t-il nuit à la vague bleue ?
Le résultat des élections législatives est sans appel, les français ont voulu donner une large majorité à Nicolas Sarkozy ! Un peu décevant au deuxième tour, sans aucun doute… au même titre que lors de l’élection présidentielle ! Des sondages sortis des urnes annonçaient jusqu’à 57% quelques heures avant les résultats officiels… frustrant les 53% !
Dans les deux cas, le projet de l’UMP l’a emporté alors pourquoi cette sensation mitigée de victoire ?
Retour en janvier 2007 : Nicolas Sarkozy est en tête de tous les sondages et cela ne se démentira plus. S’en suit alors un changement profond de l’esprit de la cinquième république, un bouleversement institutionnel renvoyant à l’époque du général de Gaulle… L’élection présidentielle s'est transformée en plébiscite : êtes-vous pour où contre le candidat Sarkozy ?
Pour les législatives, il en allait de même : voulez vous que les réformes promises par le Président de la République soient mises en œuvre ? La réponse est nette : OUI !
D’ailleurs peu de doute à ce sujet, il ne s’est trouvé que peu d’opposant à la composition du gouvernement, peu d’opposant à un premier mois de travail et de rencontres, peu d’opposant à ce qu’une majorité en sa faveur soit élue.
Spontanément et même avec une participation restreinte, l’effet Sarkozy l’emporte : entre 400 et 450 députés sont annoncés à grand coup de projections. Reste que le bouleversement institutionnel n’a pas de réalité légale. L’effet sondage a joué à plein. Rappelons le panel type d’un sondage (ex : Ipsos) : 1200 personnes réparties dans 146 circonscriptions… Circonspection de mise ; étonnant pour un scrutin national où la dimension locale joue à plein. Finalement, la vague bleue est passée tout comme la majorité absolue…
Un brin déconcertant ce deuxième tour et les analyses qui ont suivies, faisant abstraction du dimanche précédent. Pour mémoire, nous éviterons de rappeler l’issue du premier tour et l’écrasant engouement des français pour le gouvernement, ni la débâcle de tous les partisans de Ségolène Royal et des Strauss-Kahnien.
En résumé, dimanche dernier, si il y a eu une volonté indéniable de renforcer une opposition inexistante, au propre comme au figuré, il y a eu tout autant, l’effet TVA Sociale qui a desservi. De plus, une participation identique ne peut qu’attester d’une démobilisation d’électeurs de droite, doublée d’une meilleure participation des sympathisants de gauche et d’un acte centristes dissident.
Avec Sarkozy, on oublierait presque que les élections ont deux tours !
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16.06.2007
Vers le temps de l'action !
Il est temps de donner une large majorité au Président de la République !
Après un mois d’essai, Nicolas Sarkozy nous a montré que sa présidence va être active. Avec François Fillon, le temps de l’action est arrivé. Un début de mandat placé sous le signe de la concertation sur les enjeux majeurs des années à venir nous a confirmé que désormais tout est devenu possible.
Sur le sujet phare de la construction européenne, le Président n’a eu de cesse d’affirmer que la France est de retour, rencontrant tour à tour la plupart des dirigeants pour sortir l’Union de la crise institutionnelle, ralliant les sceptiques à son projet de mini-traité. Rencontrant les partenaires sociaux dans l’entre deux tour, il les a revu dés la première quinzaine de son mandat pour leur réaffirmer sa volonté d’agir vite et dans la concertation sur les sujets pour lesquels il a été plébiscité : service minimum, heures supplémentaires, contrat de travail unique… Face aux associations écologiques, il a abordé l’importance de la question et leur a donné rendez vous en septembre pour un grand colloque sur le sujet… Etc.
Après chaque rencontre, les commentaires ont été les mêmes : le président sait où il veut aller et ira par la discussion ; l’ouverture et la volonté de s’entourer des meilleurs sur chaque sujet par le rassemblement.
Voila une rupture dans la manière de gouverner qui est saluée systématiquement.
Alors le temps de l’action arrive. Il l’a répété tout au long de sa campagne, du palais des sports de la Porte de Versailles jusqu’à la place de la concorde, et encore dans les salons de l’Elysée : « je ne vous décevrai pas, je ne vous trahirai pas ». Dont acte !
Avec un Parlement fort, les réformes pourront être mises en œuvre rapidement. Quant à ceux qui craignent l’hégémonie de l’UMP, il faut rappeler que l’esprit de rassemblement prévaut dans le gouvernement, le statut de l’opposition sera renforcé… encore faut-il qu’elle soit constructive et non stérile comme ces cinq dernières années !
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