08.07.2008
A défaut d'opposition, suivre les réformes !
A l'opposé d'un PS occupé par ses querelles internes, la majorité travaille à mettre en oeuvre les réformes voulues par le candidat élu lors de la présidentielle du printemps 2007.
http://www.touteslesreformes.com/
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16.05.2008
Réformes : la croissance répond présente !!
En déplacement en Seine-et-Marne sur le thème de la politique de l'emploi, alors que le Premier ministre François Fillon joue une partition diplomatique inusitée à Lima, le chef de l'Etat n'a pas hésité à s'adresser à la Commission européenne pour lui demander d'épargner la France dans ses mises en garde.
"Je dis simplement à Bruxelles, 'regardez vos chiffres'. Si l'Insee a revu ses chiffres à la hausse, peut-être que Bruxelles peut aussi s'interroger sur ses chiffres, mais je ne veux pas polémiquer", a-t-il dit à des journalistes, avant une visite des Assedic et de l'ANPE de Dammarie-les-Lys.
La croissance du PIB français s'est établie à 2,2% en 2007, au lieu des 1,9% initialement annoncés par l'Insee, et à 0,64% au premier trimestre 2008.
"Je le dis à tous ceux qui m'expliquaient que tout était foutu et qu'on serait à moins de 2%", a renchéri le président lors d'un discours à Melun, en présence de Christine Lagarde (Economie), Laurent Wauquiez (Emploi) et de Jean-François Copé, député-maire de Meaux et président du groupe UMP à l'Assemblée.
"2,2%, je ne m'en satisfais pas, il n'y a pas de quoi faire de l'autosatisfaction, mais enfin, tous ceux qui à longueur d'articles et de commentaires expliquaient que rien n'était possible, j'envoie ce chiffre", a-t-il lancé, flétrissant les conjoncturistes, rebaptisés "les sachants".
"Dans un contexte où on a trop souvent tendance à tout peindre en noir, il n'est pas inutile de rappeler ces chiffres", a-t-il insisté, au lendemain d'une première salve de satisfécits de l'exécutif.
Citant en outre les bons chiffres de l'emploi - "2007 a été l'une des cinq meilleures années depuis 1974" -, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de "persévérer". "On va aller chercher cette croissance qui nous manque. (...) Il faut travailler d'arrache-pied".
"Imaginez que les chiffres aient été mauvais : on m'aurait accusé, on aurait dit que ce qu'on avait décidé à l'été (le "paquet fiscal", NDLR), ça ne servait à rien", a-t-il argumenté auprès de journalistes. "Ça va dans le bon sens, c'est tout".
"Il y a plus de gens qui ont le pouvoir de dire 'non' que de gens qui ont le pouvoir de dire 'oui'. Moi, je veux les 'oui', et pas seulement l'accumulation des 'non'", a-t-il affirmé.
source actualité/Yahoo.fr
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27.01.2008
Où sont l'opposition et le parlement ?
La politique m’ennuie et pourtant j’adore ca ! La Politique !
Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, il n’y a plus de débat, plus de combat d’idée, plus d’échange… il n’y a que des effets de manche, des commentaires déplacés sur la vie privée du chef de l’état, des articles de presse sans intérêt… il n’y a plus d’opposition, plus de parti socialiste, plus qu’une majorité silencieuse ! Le rouleau compresseur est en marche, les lois sont votés, les ministres sont taiseux, le premier d’entre eux travaille dans l’ombre, seul l’ouverture apporte un peu de distraction.
Celui que les français ont choisi est omniprésent, omniscient, omnipotent. Le train des réformes a quitté le pas de sénateur pour le pas de course et le rythme rapide tant annoncé l’est bien plus encore, prenant tout le monde de court : partenaires sociaux, élus, opposants, journalistes…
La liste des réformes engagées, en cours, en germe est déjà longue, la liste des bénéficiaires aussi et va encore s’allonger avec un seul but, réformer toujours plus parce qu’il n’est que temps ! Alors forcément certains sont perdants : ceux à qui la situation intenable profitée ! Et ceux qui ne voient rien venir ? des impatients mais certainement pas des opposants… d’ailleurs, ne l’a-t-il pas dit : « vous jugerez en 2012 ».
Mais alors, pourquoi l’ennuie ?
Parce qu’il n’y a pas d’opposition. Le parti socialiste est mort depuis déjà longtemps. Peut-être qu’il ne s’est jamais remis de cette déclaration solennelle qui avait donné la chaire de poule : « j’ai décidé de me retirer définitivement de la vie politique ». Peut-être qu’en défendant le oui perdant au référendum, il n’a plus depuis été écouté et capable de proposer une alternative crédible à la majorité actuelle. Peut-être que les primaires ayant abouties au choix de Ségolène Royale ont brisé le parti. Peut-être que cette candidate n’était que le revers de Nicolas Sarkozy, toute communication sans proposer de rupture avec un système qui en a laissé tant sur le bord le France. Peut-être que la politique d’ouverture a sapé le peu qu’il en restait.
Parce que le drame de la Politique réside tant dans l’absence de contre-pouvoir que dans le rôle de chambre d’enregistrement dévolu aujourd’hui aux chambres du Parlement. L’utilisation permanente de la procédure d’urgence nuit à la sérénité des débats. La majorité n’a pas son mot à dire, le gouvernement s’exécute, les commissions travaillent entre expert… La confusion des pouvoirs législatif et exécutif prend place au plus haut niveau de l’Etat. Quelques voies commencent à se faire entendre, parmi lesquelles celle du Président de l’Assemblée Nationale… Notons que les critiques de l’opposition sur ce point ne sont que de piètres artifices destinés à masquer l’absence de contre-projet, d’ailleurs n’avaient ils pas établi un « shadow cabinet » ou ne faut il pas le rappeler.
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16.01.2008
"La vérité sur les 35h" vu par Libé ? un echec !
« La vérité sur les 35 heures » telle était la une de Libération ce 10 janvier 2008. Voila bien un titre aguicheur, suffisamment rare pour en mériter la lecture ! Un quotidien de gauche qui propose son éclairage sur la plus grande question économico-sociale du début du XXIéme siècle en France. La garantie d’une approche positive d’un désastre que tous, principalement les plus modestes, ont expérimentés ; les dessous d’une escroquerie intellectuelle : travailler moins pour gagner plus ! Mais à quel prix : un gel des salaires pendant deux ans et une baisse du pouvoir d’achat !
Retour à l’article avec une série d'afirmations analysées par un œil convaincu.
Revue d’article. Les 35 heures :
- n'ont pas crée d'emploi : faux, 350 000 sur les 900 000 annoncés => un succès : 38% de réussite, vivement l'évaluation des politiques publiques !- coutent trés cher à l'état : vrai, 24,5 milliard d'euro => notons que l'exonération de charges sur les bas salaires tire les salaires vers le bas...
- ont désorganisé l’hôpital : vrai => 23 millions d’heures supplémentaires, 3,5 millions de jours de repos en stock et sous effectif criant !
- ont réduit la productivité horaire : faux => c’est certain, elles ont conduit à travailler plus en moins de temps !
- .... : toujours la même conclusion !
Les griefs sont unanimes et pourtant certains se battent pour les sauver ! Intéressant paradoxe mais est il possible pour autant de faire marche arrière ?
Deux éléments de premier plan rendent leur abrogation difficile :
- nombreux sont les personnes qui apprécient le temps supplémentaire dégagé pour avoir des activités personnelles ou familiales : dans cette catégorie apparaissent les cadres moyens bénéficiant de RTT (pour lesquels le pouvoir d’achat quotidien est suffisant) et les employés tels ouvriers ou infirmiers (dont le pouvoir d’achat est faible)… paradoxal !
- les entreprises dont on peut douter qu’elles augmentent les salaires avec l’augmentation du temps de travaille ! à moins qu’elles n’aient la mémoire courte et perdent en compétitivité ou qu’elles ne gèlent à nouveau les salaires avec l’impact connu sur le pouvoir d’achat.
Pour dégager du pouvoir d’achat, il ne reste que la possibilité de faire évoluer le cadre des 35 heures dont le paiement des RTT non prises et des heures supplémentaires ainsi que l’évolution concertée du temps de travail par le dialogue social au sein de l’entreprise. Faut-il rappeler que tous les métiers ne requièrent pas le même temps de travail et que seul le soutien nécessaire de Moscou au Front Populaire a pu conduire à l’absurdité d’affirmer le contraire (cf : la France aux ordres d’un cadavre par Maurice Druon) ?
Car dans le débat de fond sur les 35 heures, le postulat quelque peu oublié est et ne peut être que la capacité pour une entreprise à dégager un résultat lui assurant la capacité à payer des salaires (salaire net (65) = salaire brut (100) + charges patronales (45) soit 65 = 145 soit paradoxal) et investir pour son avenir afin de garantir les emplois.
C’est peut-être dommage mais le social sans l’économique est inenvisageable !
11:30 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, france, UMP, PS, Modem, Jeunes populaires, Sarkozy
