29.03.2008
Roger Karoutchi, mai 68 et les jeunes...
Ca va se savoir : quarante ans après avoir eu le bac en 1968, Roger Karoutchi reste un révolutionnaire, au gouvernement !! Autant, le dire c’est un français comme les autres, révolté… Sauf qu’il est aux manettes !
L’UMP GE avait le privilège de recevoir Roger Karoutchi, Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement auprès du Premier ministre afin de parler de l’engagement des jeunes en politique, le jour même du lancement du site http://www.40ansplustard.fr/.
Discours d’introduction de Benjamin Lancar, Coordinateur National de l’UMP GE et premier pavé lancé : il est temps pour les jeunes de retrouver l’audace et la liberté qu’ils avaient en 1968, s’engageant pour un idéal qu’ils croyaient juste ! Soyons clairs, nous n’avons en rien les idées défendues à l’époque mais nous voulons que la jeunesse s’investisse !
Ce rappel trouve un écho immédiat en Roger Karoutchi : il a lui même manifesté en 1968 (contre le fameux mouvement, cela va de soi) et déjà appris qu’il « ne comprendrait jamais comment on peut être de gauche ! ». Depuis, il n’a cessé de s’investir en politique étant même Délégué national du RPR chargé de la jeunesse, soutien d’un Chirac lui demandant : mais pourquoi les jeunes ne s’investissent pas plus ? Encore, la question de l’engagement des jeunes ! Mais renseignement pris, il doit constater qu’après Pompidou, déjà la question était posée…
"C'est aux politiques de reconquérir l'opinion, et pas seulement les jeunes"
Alors l’homme politique expérimenté s’en remet à un double constat : l’accélération du développement des centres d’intérêts (télévision puis internet, voyages…) mais également le dénigrement constant dont ont été victimes les élus (avec comme leitmotiv, mieux vaut faire de l’humanitaire pour changer le monde !). C’est désormais « au politique de reconquérir l’opinion » et pas seulement les jeunes, mais pour retrouver du crédit et convaincre que la politique peut avoir « un apport important pour le collectif ». Voila bien l’enjeu ! « L’avenir du pays est entre nos mains ».
Evoquant la communication il nous dit, régulièrement participer à des débats sur les plateaux… mais pour qui ? Pour les passionnés, ceux qui n’ont pas besoin d’être re-conquis ! Alors, de là à aller à la Star-Ac (6 millions de télé spectateur, tout de même, le vendredi) et devoir pousser la chansonnette : « j’ai renoncé, c’est se discréditer ! »
Alors comment faire dans ce pays où persiste un fond anti-démocratique voulant systématiquement faire un sort à ses élus (suites de l’affaire Dreyfus, constitution des ligues, poujadisme…) ?
"Réhabiliter le politique"
Avant tout, « réhabiliter le politique » c’est mettre en œuvre le programme pour lequel Nicolas Sarkozy a été élu ! « Je ne veux pas entendre que ce pays n’est pas favorable aux réformes, c’est complètement débile ! ». S’il fallait le rappeler, la volonté vient d’en haut « luttez contre vos administrations s’il le faut », lance-t-il régulièrement aux Ministres ; la révolte gronde !
Dans le même temps, sortir de l’individualisme pour aller vers le collectif et faire savoir que « nous n’acceptons plus les privilèges et des doits acquis défendus par la gauche »… la révolution est en marche ! C’est ainsi, en montrant que la possibilité de faire bouger les lignes existe que les jeunes s’engageront !
Et voila bien le cœur du débat comme en témoigne les questions des jeunes UMP GE sur l’avenir du rapport Attali, le projet de Grand Paris, la réforme des institutions, la vie du mouvement, le Jeux-Olympiques indissociables désormais des droits de l’homme…
Et les réponses de Roger Karoutchi ne manquent pas de liberté de ton !
A Jacques Attali : "Réformer ne veut pas dire brutaliser"
Cynique sur la communication de la Commission Attali, il dénonce avec force : « réforme ne veut pas dire brutalité » et se veut rassurant sur les suites du rapport. La loi de modernisation de l’économie intègre une centaine de propositions et d’ici un an, près de deux cent propositions auront été intégrés dans les textes.
Paris VS Banlieue
Révolté envers la très conservatrice gauche « delanoeësque », il prône un grand Paris qui ne soit pas celui d’une banlieue corvéable pour le bien-être de parisiens accrochés à leurs privilèges ! Comprendre, les 20 arrondissements ne peuvent pas être un havre de paix avec tous les crédits, les jardins, les transports en commun, l’air pure… et la banlieue l’inverse, asservie pour le bonheur des « haussmanniens » !
Alors les améliorations à faire sont légions et passent par un transfert de compétence à l’état pour être plus réactif et prendre en compte les spécificités d’une région qui supporte l’activité de l’Etat. « Il faut un grand Paris car la gestion du petit Paris est un échec pour la région toute entière».
La réforme des institutions et ses calculs d'apothicaire
Quant à la réforme des institutions, savant calcul des voix à l’appui, elle passera avant l’été et les pouvoirs du Parlement seront considérablement renforcés comme l’a toujours proposé le Président de la République !
A l’entendre, on a envie de reprendre ce vieux slogan de Nicolas le Bleu, l’homme qui à mis la France d’après en marche pour la révolution : « ensemble tout devient possible » ; et prêt à continuer la lutte nous rappelons confiants : ne nous décevez pas, ne nous trahissez pas !
Article publié sur http://www.umpgrandesecoles.eu
19:21 Publié dans Réformer maintenant | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, jeunes populaires, paris, sarkozy
