20.12.2006

L'Europe dit non, c'est bien !

Enfin, l'Europe s'affirme ! c'est bien et pas trop tôt. Nain politique en raison de sa disparité, faible économiquement par un Euro trop fort et l'absence de barrière à l'entrée de son marché, l'Europe se cherche. Le plébiscite raté du 29 mai est passé par là, la tentative de relancer le processus constitutionnel aussi. L'Europe a désormais une ligne définie.

 

Dans la même semaine, Bruxelles s'est opposée tant à la Turquie qu'aux candidats à l'intégration. C'est un geste fort ! Une véritable rupture avec la fuite en avant de ces 20 dernières années. Il était temps de montrer à Ankara que l'Europe est unie : défier un de ses membres n'est pas envisageable pour intégrer le bloc. Il est probable que Chypre a trouvé que cette position s'était fait attendre mais bon... Et puis, quelle décision ! Défendre ses propres intérets, il fallait oser et personne n'y croyait plus. D'ailleurs, l'optimisme s'étiole, l'europe sceptisime enfle. Dommage, décevant. Ce mastodonte qui a cru trop vite, laissant les citoyens sur le côté et leur demandant un blanc seing est obligé de se remettre en question, et c'est bien !

 

medium_union_europeenne.2.gifPrés de 450 000 000 d'habitants dans l'Union, bientôt le double des Etats-Unis, et pas de projet défini ni de cadre prévu. Enfin une pause. Alors que le projet de Constitution offrait la possibilité d'une fuite en avant en inscrivant dans le marbre ce qui l'est déja mais si peu connu, le réalisme a pris le pas. L'élargissement programmé de l'UE est soumis à la réforme des institutions. De grâce, puisse-t-il être un peu plus réfléchi qu'à Nice, c'est à dire fondé sur d'aures arguments que des subventions pour l'Espagne. Pour une fois que l’UE est en phase avec les européens, et que ses décisions vont dans le même sens ; il ne s’agit pas bien entendu des décisions de la Cour de Justice, dénuées de sens trop souvent. En effet, les habitants de cette grande région plébiscitent l’arret de l’élargissement (Le Figaro, 18/12/2006), sont sceptiques mais seraient prêt à ratifier le traité… ca n’a pas de sens, la Commission non plus.

 

Profittons de la pause pour se donner une définition et un but. Envisager des institutions fortes de leur représentativité, une politique recentrée sur l’intérêt général. Aucun pays ne peut aujourd’hui bénéficier de l’appel d’air comme a su le faire l’Espagne qui est désormais incontournable. Prenons le temps de réfléchir et de consolider, cela va dans le sens même de l’Union.

04.12.2006

Une entrée en campagne proche du peuple !

Il avait prévenu que nous serions surpris, promesse tenue ! Nonobstant une certaine presse réactionnaire de gauche, la surprise a été efficace car elle a portée. Grace à une déclaration loin d’une conférence de presse programmée place Beauvau ou rue de la Boëtie, loin des plateaux de télévision, loin d’un meeting trop  préparé. Evité le piège si évident et attendu si logiquement en provenance d’un député-maire de Neuilly, ministre si distant.

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Le défi n’était pas simple avec une problématique à l’opposé de l’acte : comment faire croire qu’il entre en candidature ? Faire de cet acte attendu, un acte fondateur. Toucher tout les électeurs en étant proche d’eux sans faux-semblants. Ca a marché ! Hollande a même était contraint d’affirmer « qu’il s’agit d’un non événement » ! Et il a bien raison. Cependant, certains ont été surpris du soin apporté à cette déclaration d’intention.

 

Aller chercher les français chez eux, dans leur quotidien par la presse régionale, voila un véritable tour de force. Ne trop en faire comme Chirac en 94 et Jospin en 2002, il fallait qu’il soit lui-même ; il l’a été. Enchainer par une émission de trois heures sur France télévision. Bravo. Fini l’autoritarisme et l’arrogance tant reprochés, il avait même l’air un peu gêné dans son face à face avec Arlette Chabot.

 

Espérons qu’il y aura d’autres candidats au sein de l’UMP pour que tout le travail effectué ces dernières années en faveur de la démocratie interne porte ses fruits. Car ceux qui seront candidats en dehors du parti porteront une lourde responsabilité que les électeurs ne pardonneront pas en cas d’échec, le fossé avec le peuple est déjà immense. Monsieur Sarkozy a réussi son entrée en matière, reste à sortir rassemblé de la primaire.

29.11.2006

Egalité homme-femme : la discrimination positive en marche !

Dire que les femmes ont les mêmes droits que les hommes est un adage qui a fait son temps. Désormais, elles en ont plus, elles ont la garantie d'être représentée ou plutôt d'être présente. Le sexe faible l'est bel et bien ! Il a besoin d'être protégé par la loi. On ne traitera pas ici, de l'histoire de France construite sur un model patriarcal mais simplement de la discrimination entre français, de ce que certain appellent le communautarisme au sein d'une "République une et indivisible" qui a érigé l'égalité comme principe fondamental.

C'est la mode depuis un temps certain de revendiquer la division du peuple : parité entre les sexes et représentativité des minorités visibles ; au nom de l'égalité ou de l'intégration. Et pourtant, levé de boucliers dés que l'on parle d'intégration positive... même sur un model propre aux spécificités française.  

Balayer d'un revers la représentativité des minorités visible : où est la représentativité des idées du peuple ? Combien de député pour le FN ? Chacun se félicite de la présence d'un noir au 20h alors que le pauvre bouc-émissaire (d'un talent certain, bien entendu) n'est représentatif en rien de ceux qui ont des problèmes d'intégration. Intégrer les minorités visibles est une idée importante dés lors qu'elle représente une part représentative de la société. Soit 10% de français d'origine musulmane, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, medium_Harry_Roselmack.2.jpgdont seulement 3 à 4 millions de pratiquant, les autres agissant par référence à un rite ; comme les français pour Noël ou Pâques, d'ailleurs on parle aujourd'hui des vacances de printemps, celles de Noël tiendront-elles longtemps ? Qui osera supprimer les jours chrétiens fériés ? Alors, oui, on ne peut écarter les français issus de l'immigration ; disons que vce sera au détriment des forces d'extrême gauche qui sont moins nombreuses...

La parité est l'exemple même de la discrimination positive à la française. Aider, dans un temps limité une catégorie défavorisée. Mais ne nous y trompons pas, l'idée vient de la gauche, elle est donc égalitaire par définition. Rapports à l'appui on voit bien que les femmes sont discriminées dans la classe politique ou dans les entreprises ; l'argument, socialiste par excellence et paradoxal, porte aussi sur leur représentation dans les Conseils d'Administration des entreprises du CAC40 ! Et dire qu'à l'Ecole Nationale de la Magistrature, ils pensaient à mettre des quotas d'homme !!! Mais revenons au projet de loi : assurer la parité dans les exécutifs. On peut s'attendre à voir le vote des électeurs écarté au profit d'accords internes aux partis afin de privilégier telle ou telle partisane. Ou courtisane, c'est ca l'égalité des sexes...!

Il ne s'agit rien de moins que valider ce projet incroyable et tellement réaliste qu'est la discrimination positive. Cela ne choque personne qu'un quota d'étudiants défavorisé intègre Science Po quand des élèves "favorisés" en sont écartés, la parité est applaudie à deux mains... C'est devenu incontournable, une évidence réalité d'aujourd'hui, il faut aider plus ceux qui ont moins !

27.11.2006

La candidature à la présidentielle est une affaire de parti !

Le faux débat qui ressort à la veille de chaque élection présidentielle ne manque pas d'intérêt. Entre débat théorique sur la rencontre d'un homme avec un peuple et la limitation des candidatures par les 500 signatures, le débat est faussé. De même entre candidat de parti et candidat indépendant.

Sur ce point, l’actualité démontre la nécessité du mouvement politique. La primaire interne au PS, qui a anticipé le calendrier de l'UMP, a donné une très grande visibilité médiatique au parti et désormais, tout les français connaissent le nom du candidat. Il en ira très vite de même pour les autres grands partis. On peut d’ailleurs se demander si la place d'un primaire dans les médias ne devrait pas être décomptée du temps d'expression afin de garantir une même couverture à tous. Le système du parti est a priori largement démocratique : ceux qui souhaitent s'investir (20 € !!!) valident déjà une représentativité des idées portées par le candidat investi. De plus, le parti dispose d'une logistique, d'un réseau et d'une habitude des "usages" politiques incontournable. Il s'agit là d'une logique incontournable. Et ce, sans avoir abordé la question cruciale et centrale des finances. Ce ne sont pas les 750 000 euros de gratification aux candidats qui rétabli l'équilibre, pas plus que la promesse de remboursement au delà des 5%, question de trésorerie !

Deuxième barrage à la candidature hors parti, les 500 signatures. Les hypocrites chargés de communication s'évertuent, après avoir interdit les soutiens hors du parti à expliquer que les maires sont indépendants et doivent assumer leur choix. Facile dans un monde théorique ! L'argument le plus fallacieux restant : si on parraine, c'est qu'on partage les mêmes convictions que le parrainé. A aucun moment, la volonté de voir jouer le ressort démocratique par la pluralité des candidats n'est entendue comme une conviction ! Il faut certainement mettre un filtre aux candidatures pour écarter les plus farfelues mais celui-ci reste à définir : les 500 signatures ont permis à Cheminade de régler sa dette judiciaire et à des sectes d'avoir un relais télévisuel. Alors que penser de la proposition de pétition d'Hortefeux...

Ce faux débat sur la liberté d'être candidat est toujours porté que par des querelles et des intérêts personnels d’individus financièrement à l’aise. On voit bien assez la difficulté de certains hommes politiques bénéficiant d'une certaine notoriété, à se présenter pour prêter le flanc à ceux qui usent et abusent de leur position. Dans les autres cas, se présenter en indépendant relève de Don Quichotte, afin d'au mieux soulever un ambryon de débat.

Alors, la rencontre d'un homme avec un peuple ? C’est une évidence ! Mais cela sous-entend que les candidats bénéficient d'un vote d'adhésion. Il semble qu'on en est très loin !

17.11.2006

Le choix de Ségolène Royale : vers un séisme annoncé.

Une femme ! Sa principale qualité d’homme politique est bien son sexe ! Son attitude de midinette fragile et son sourire un peu coincé ratissent large : publique féminin et homme en mal de repères. Il y a peut-être quelques personnes qui adhèrent à ses propos, peut-on parler d’idées. Des convictions elle en a, plutôt conservatrice sur des sujets universels et fondamentaux : la famille, l’éducation, l’homosexualité. Des idées, à part les notre et celles des français, on peut en douter. Heureusement pour celle quia déclaré « mon programme c’est vous », le Parti Socialiste lui fournira le sien.

Convaincre le PS en utilisant la technique tant décriée de Sarkozy qui consiste à s’intéresser à ce que pense les électeurs, a été plutôt facile. De plus elle a bénéficié d’une idée de son adversaire : les adhésion en ligne ! tant décriée au préalable… D’ailleurs c’est elle la plus forte au PS. Elle a imposé l’absence de débat, préférant une série de récitations à laquelle elle se réservait le droit de na pas participer. Qu’importe on a au moins entendu des argumentaires. Mais hélas cette technique ne peut s’inscrire dans la durée. medium_sdfg.jpg

Viendra le temps des débats et des faces à faces, dangereux quand on est une femme à la voix qui déraille ; elle n’oubliera cependant pas de toujours donner des exemples issus de son expérience en Poitou comme elle l'a fait pendant la campagne interne. Viendra le temps du rassemblement. Difficile pour Ségolène de rassembler au sein de son parti, même si pour Montebourg il y a des liens avec les autres ex-candidats, dont un « sur l’Europe avec Fabius »… ca promet ! Et puis ce sera plus dur de rassembler à gauche, peu de lien avec les idées socles de la gauche (l’oppression des grands patrons). Il faudra également éviter une fuite vers Bayrou l’Europhile, aussi à droite que Ségolène sur les sujets de société. Viendra le jour du vote. Celui du séisme. Cinq ans après, alors qu’aucune personnalité de gauche n’a tiré les leçons du « 21 avril », un nouveau séisme se reproduira.

Les prémisses de cet échec se trouvent dans le vote d’hier. Alors que la Povince a plébicité Royale, les fédérations de Paris on recherchée un deuxième tour. Doute affiché sur les capacité de Ségolène, sympathie pour le programme Strauss-Kahn, fidélité européenne à Fabius. La différence entre Paris et le reste de la France se vérifie souvent dans les urnes. Pour le réfrendum sur la constitution européene c’était à l’avantage de la Province, pour les affaires intérieures, il semble moins probable que ce soit le même chose. Le vote décisif sera plus éparpillé en province et elle n’a pas convaincu les parisiens.

A défaut d’avoir proposé des mesures véritablement de gauche et ne pouvant rassembler sur sa candidature, Madame Royale ne passera pas le premier tour. Il aurait probablement mieux valu jouer le scénario du ralliement, comme à l’UMP, au chef du parti, Hollande, le mieux placer pour fédérer au dela des militants, les sympathisants qui peuvent voter utile.