16.05.2008

Réformes : la croissance répond présente !!

Non, "tout n'est pas foutu". Fort des bons chiffres de la croissance pour 2007, Nicolas Sarkozy s'emploie à contrer tout à la fois la morosité ambiante et ses détracteurs en défendant des choix économiques qui vont "dans le bon sens".

 

En déplacement en Seine-et-Marne sur le thème de la politique de l'emploi, alors que le Premier ministre François Fillon joue une partition diplomatique inusitée à Lima, le chef de l'Etat n'a pas hésité à s'adresser à la Commission européenne pour lui demander d'épargner la France dans ses mises en garde.

 

"Je dis simplement à Bruxelles, 'regardez vos chiffres'. Si l'Insee a revu ses chiffres à la hausse, peut-être que Bruxelles peut aussi s'interroger sur ses chiffres, mais je ne veux pas polémiquer", a-t-il dit à des journalistes, avant une visite des Assedic et de l'ANPE de Dammarie-les-Lys.

 

La croissance du PIB français s'est établie à 2,2% en 2007, au lieu des 1,9% initialement annoncés par l'Insee, et à 0,64% au premier trimestre 2008.

 

"Je le dis à tous ceux qui m'expliquaient que tout était foutu et qu'on serait à moins de 2%", a renchéri le président lors d'un discours à Melun, en présence de Christine Lagarde (Economie), Laurent Wauquiez (Emploi) et de Jean-François Copé, député-maire de Meaux et président du groupe UMP à l'Assemblée.

 

"2,2%, je ne m'en satisfais pas, il n'y a pas de quoi faire de l'autosatisfaction, mais enfin, tous ceux qui à longueur d'articles et de commentaires expliquaient que rien n'était possible, j'envoie ce chiffre", a-t-il lancé, flétrissant les conjoncturistes, rebaptisés "les sachants".

 

"Dans un contexte où on a trop souvent tendance à tout peindre en noir, il n'est pas inutile de rappeler ces chiffres", a-t-il insisté, au lendemain d'une première salve de satisfécits de l'exécutif.

 

Citant en outre les bons chiffres de l'emploi - "2007 a été l'une des cinq meilleures années depuis 1974" -, Nicolas Sarkozy a marqué sa volonté de "persévérer". "On va aller chercher cette croissance qui nous manque. (...) Il faut travailler d'arrache-pied".

 

"Imaginez que les chiffres aient été mauvais : on m'aurait accusé, on aurait dit que ce qu'on avait décidé à l'été (le "paquet fiscal", NDLR), ça ne servait à rien", a-t-il argumenté auprès de journalistes. "Ça va dans le bon sens, c'est tout".

 

"Il y a plus de gens qui ont le pouvoir de dire 'non' que de gens qui ont le pouvoir de dire 'oui'. Moi, je veux les 'oui', et pas seulement l'accumulation des 'non'", a-t-il affirmé.

source actualité/Yahoo.fr

 

01.04.2008

Pierre Cohen, baptême du feu - poudre aux yeux !

Ah, comme il en a fallut du courage à Pierre Cohen pour annoncer son boycott de l'inauguration de la foire internationale de Toulouse dont la Chine est l'invitée... Pour une première sortie d'envergure, c'est plutôt réussi ! Le triumvirat se met en place, ca fait rêver ! La fine équipe Marty, Izard et le nouveau venu, celui dont tout le monde ignorait encore le nom à la dernière Saint Sylvestre.

Le boycott, une fois de plus s'est révélé être une arme efficace : le consul général de Chine est resté à Marseille. Le débat a beaucoup avancé. Attention, loin de nous l'idée de l'accueillir en fermant les yeux sur le Tibet ou les droits de l'homme, loin de nous l’idée même d'ignorer le sujet mais nous pensons plus utile à tous de demander des explications en public. En effet, le principal échos de la prise de position de notre édile fût une médiatisation d'envergure pour la foire... non pour les exposants présents mais bien pour les absents... belle réussite !

A chacun sa stratégie pour appeler la Chine à ses responsabilités.

A une époque pas si lointaine, Malvy était un soutien de poids à l'ex-candidate Ségolène Royal qui ne craignait alors de déclarer sciemment et face aux caméras "nous aurions beaucoup apprendre de la chine en matière de justice"... Il n'était pas non plus ennuyé de visiter les usines Airbus avec les autorités chinoises qui allaient passer de gros contrat... Et cela, bien après que la colonisation du Tibet n'est commencée...

Gageons que depuis il boycott également les produis "made in china", cohérent avec lui-même, hors micros. Ha, triste époque où l’on ne peut faire abstraction des petits calculs…

A une époque pas si lointaine aura lieu le congrès du PS... si il devait avoir lieu à Toulouse, ce serait à n'en pas douter une grande victoire pour notre nouveau maire et pourquoi, alors qu'il n'est pas plus mauvais que les autres, ne serait-il pas lui aussi candidat à la présidence du parti ?

 

Il n'est pas acceptable que les relations entre Etats soient gelées de la sorte, il y a plus d’un milliard de chinois et à aucun le boycott ne sert. Il est utopiste est indigne d’intérêt de proposer de ne plus parler à la Russie pour les exactions en Tchétchénie, de refuser de serrer la main à Bush pour son engagement en Irak, de refuser de se rende dans la plupart des pays africains pour le motif que la démocratie n’est pas la règle… C’est à chaque rencontre que la situation progresse, par la négociation dut-elle porter sur des accords commerciaux !

24.03.2008

Défaite de Moudenc : électrochoc nécessaire pour la droite toulousaine

La stratégie était illisible, Moudenc est battu, la droite perd Toulouse à tout point de vue, analyse d'une défaite que l'on ne souhaitait pas !1239039546.jpg

Avant tout, il faut rappeler que la droite s'est sabordée elle même le jour où Douste-Blazy a été parachuté : élu par des électeurs qui le méprise mais sans alternative, rallié au deuxième tour par les anti-Motivé-e-s (grands démocrates qui le prendront en otage toute la soirée de son élection). La droite toulousaine a été discréditée par un ténor national imposé ! Après le départ bienvenue de celui qui n'avait d'autres ambitions que la ville rose, son premier adjoint hérite du Capitole ;  doté d'un charisme incroyable, cela permettra aux journalistes du service public de dire, lors des retransmissions de match du Stade : "Douste-Blazy, le ministre et maire de Toulouse" puis lors d'un gros plan sur Moudenc : "ha, nous ne savons pas qui le réalisateur a voulu nous montrer"...

Si l'on revient à la campagne des municipales, l'étonnement premier vient de la liste ! Une liste d'ouverture plus à gauche que le gouvernement ! Socialistes et verts aux premières places dés le premier tour ; Modem en embuscade au deuxième, ces derniers ayant été méprisés par Cohen ! Moudenc est bien aussi fort que ces opportunistes lui, le centriste de conviction, sarkozyste pour la présidentielle, candidat UMP aux législatives... Ha! Pauvre tenant de l'ouverture qui a opéré un lamentable repli sur lui-même : UMP, puis majorité présidentielle, puis centriste, puis pour Toulouse sans couleur... Comme dans les autres villes, Moudenc a oublié qu'avant l'ouverture (qu'il a toujours annoncée), le Président de la république était incontesté, il avait rassemblé son parti au delà de ses amis, débattu avec tous ses adversaires, fait accepter son projet : l'ouverture est un résultat et non un préalable !!!! Bref, le maire sortant est un centriste et, sans conviction point de salut, comme nous l'a démontré le Modem à chaque fois qu'il a fait des alliances...

L'impact de la politique nationale ? Quasi-nul  si Moudenc avait plût, il aurait su faire venir voter les électeurs : 1.200 voix d'écart ? En rassemblant des écologistes, des socialises, le Modem, les centristes, l'UMP... la réponse n'est pas seulement dans la politique nationale !!!!

Le bilan des six ans de la droite à la mairie ? Une bonne gestion saluée par la presse nationale, une équipe reconnue par les toulousains ! Du bon, le métro, le cancéropole, vel'ô Toulouse, l'accessibilité des lieux publics aux handicapés, les aménagements dans nos quartiers, le renforcement de la police municipale... mais aussi du mauvais en particulier concernant la circulation, le fait que ni métro ni tram ne vont à l’aéroport, la modification radicale des transports en commun en centre ville (six mois avant les élections ?). Et puis, comment défendre un bilan avec autant de représentant de l'opposition sur la liste ?

L'opposition était pourtant battue, personne ne croyait à une victoire possible de la gauche après la bérézina de François Simon... l'absence de ténor de la gauche... et puis elle est devenue audible et s'est enhardie, les hauts représentants du PS son venus à son secours alors que la droite fuyait vers l'isolement et la diversité politique, brouillait son projet, perdait en crédibilité... Evidemment, ce n'était pas facile de 783491020.jpgrechercher un soutien national ! Mais tout de même, Fillon ou Juppé aurait pu être sollicité.

Enfin, c'est facile de tirer à vu après des élections, mais cela faisait un certain temps que la droite toulousaine perdait pied au su de ses électeurs habituels assistant sans pouvoir intervenir à une guerre intestine quant à la composition de la liste si contestée. Profitons cependant de cet article pour remercier l'équipe sortant pour le travail effectué qui apermis à notre ville de rester toujours dans le peloton de tête des villes les plus agréables et les mieux gérées ! Maintenant, il est temps de reconstruire l'UMP à Toulouse ! A commencer par se séparer de Philippe Douste-Blazy actuel Président de l'UMP31. Il faut ensuite réaffirmer des valeurs de droite, s'ancrer dans le sillage des réformes mises en œuvre au niveau national, il faut dés à présent imaginer ensemble le Toulouse d'après et construire une structure forte sur l'agglomération. Cela doit passer par la remise à plat des structures locales, aucun débat ne doit être tabou au sein de l'opposition, une critique constructive systématique des décisions municipales doit être audible. C'est en jetant aujourd'hui les bases d'une grand rassemblement de droite que nous gagnerons les prochaines échéances !